OTTAS a écrit :
d'une manière générale je pense que les esc perdent leur crédibilité. Il y a quelques années il s'agissait de formations élitistes... mais aujourd'hui n'importe qui (ou presque) y rentre.
Nous n'aurons jamais la qualité du réseau des esc, tout simplement parce que nous ne payons pas 6000€/an. C'est d'ailleurs pour cela que certains iae commencent à faire payer leur formation : L'iae d'aix à décrocher equis, mais cela implique plus de recherche et d'investissement... conséquence à aix on paye ! Cela montre bien que ce que l'on finance ce sont les labels et le réseau !!
Le but de mon intervention était de rappeler aux étudiants qu'il n'y a pas que les esc qui proposent des formations en commerce et gestion 
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Sur le premier point, je suis effectivement un peu circonspect devant la multiplication des voies d'entrée dans les ESC, que ça soit la voie des ES (bah, "de mon temps", c'était Bac C à + de 95%), des AST tous niveaux. Même les parisiennes sont concernées. Résultat: on teste de plus en plus les connaissances/compétences des candidats en entretiens multiples, après avoir été échaudé par des diplômés franchement incompétents pour le métier (assez technique) visé. Je crois d'ailleurs, mais je peux me tromper, que l'on peut plus facilement glander totalement en Esc que dans une voie plus carrée et formatée comme l'IAE, dites-moi si je me trompe. Le niveau de maîtrise quantitative en Esc est, à mes yeux, en chute, même si les meilleurs tiennent leur rang; si les directions d'école n'y prêtent pas attention, les ESC ne feront pas le poids face aux écoles d'ingé, pour des métiers (ex banque, finance) qui sont leur débouché normal.
Ce qu'on finance, c'est la qualité de la formation, les profs stars, leurs conditions de travail et celles des étudiants. Le réseau, ça n'a rien à voir. Les X et Ena ne paient pas leur formation, ce qui ne les empêche pas d'avoir des réseaux très solides. Le réseau, c'est très partiellement affaire de budget (cotisations d'anciens, certes), mais c'est surtout affaire de positionnement des anciens (si c'est faible comme en général à l'université, le réseau ne sert à rien)et de solidarité ou d'esprit de corps, et là, la clé c'est les épreuves passées en commun (concours) et une vraie vie de promo, ce qu'on ne retrouve pas en fac en général, et moins qu'avant en école, avec la multiplication des voies d'entrée et des formations (MS en 1 an par exemple), la taille croissante des promos et leur éclatement parfois en campus divers, genre tour du monde à options (je ne parle pas du trimestre/semestre d'échanges dans une bonne B-school), un outil marketing très commode pour leurrer les étudiants. La force du réseau, ce n'est pas un produit que l'on achète en intégrant sans rien donner en retour, c'est une valeur intangible que chacun contribue à faire vivre.
Enfin, attirer l'attention sur l'option IAE, bien sûr. Je crois que c'est en effet une voie que l'on oublie souvent en formation (très ) initiale et à laquelle on pense surtout après avoir obtenu un autre diplôme. Comme les étudiants sont de plus en plus utilitaristes, ils privilégient la voie qui semble offrir les meilleurs débouchés et qui reste celle des écoles.